Poèmes d'André Martel

06 novembre 2015

André Martel - Le Poéteupôte

ParalloidrePar le paralloïdre des çorfes,
Bralançant les rétricences des tamériaux,
Les cimentectes ont babellisé les lapincags,
Les génieurs ont travelardé les honts,
septlieubotté les valles,
herculaugiacé les vafles ;
Les caméniciens ont gancémané des chimanes
à transfonter les tras,
à subondir les nars,
à picarifier les nieux.
Moi, j'ai fabré un dynoème,
Avec une blange
Et un yoncrai.
Mais mieuq les génieurs alointés,
pluq les cimentectes parsautés,
et odlà des caméniciens minorés,
j'ai empéri les télédins stelliges
et allélouï les espouffres micronaires,
Avec une blange
Et un yoncrai.
Et on a dit que les cimentectes étaient supers,
Que les génieurs étaient formis,
Que les caméniciens étaient fantas ;
Moi, on a dit que j'étais fada,
Avec une blange
Et un yoncrai.
Mais Zis, qui est un archicimentecte,
un génieurhyper, un
caménichanu, m'a dit :
" Cesonteuxquisondéfadas !
Toiseul m'a transpigé, Poète ;
et tu es mon Pôte, mon Poéteupôte,
Avec une blange
Et un yoncrai.

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02 novembre 2015

André Martel - Doigts

doigtsPouce
Outil que l’idée accompagne,
Main qui s’élance, doigts ouverts;
O toile magique d’aragne
Où vient se prendre l’univers!

Index
Regard fixe, sans peur ni doute;
Main tendue, index en blason;
Signe vivant, montrant la route
Vers le ciel ou vers l’horizon.

Majeur
Sous le gant ou sous la mitaine,
Majeur d’un frisson agité;
Pôle des sens, fébrile antenne
Au seuil de la réalité.

Annulaire
Doux messager que le cœur mène,
O main qui s’ouvre à l’être cher !
Fleur au bout d’une tige humaine,
Étoile aux cinq branches de chair.

Minuscule
O main, groupe qui ne défaille
Du doigt fort au doigt maigrelet:
L’appui de la plus humble maille
Fait la puissance du filet.

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